maison paille et ossature bois

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Poele de masse : la 2e enveloppe

Le coeur du PDM bat (bientôt), reste à l'habiller...

Nous avons choisi de faire la deuxième peau du poêle non pas en briques réfractaires mais avec des briques de terre crue compressée. Son petit nom c'est BTC. Nous l'avions fait venir l'été dernier, de la région d'Albi. Elle a passé l'hiver dehors, protégée sous une tôle.

L'habillage en briques réfractaires est intéressant si on souhaite suivre le plan donné par David le poêlier, on se casse moins la tête, yaka suivre le modèle. Comme il n'est pas nécessaire que la brique soit réfractaire vu les températures,  on a choisi la terre crue qui ne passe pas par l'étape cuisson et a ainsi un bilan énergétique dérisoire. Mais tout de même, il a fallut adapter le plan qu'on avait téléchargé (de chez l'asso Oxalys, je le rappelle à ceux qui se sont endormis) car ces BTC n'ont pas le même gabarit que les briques classiques. Une BTC c'est 30x10x15 cm. ça pèse 8 kg, et à la fin de la journée, tu sais pourquoi tu as mal aux mains.

Donc nous revoici auprès du poêle. Cette fois, on maçonne les briques de terre crue au coulis (acheté chez PRSE, chez qui on a pris les réfractaires) : on fait des joints fins (1 ou 2 mm max) sinon ça craque (en raison d'une très forte teneur en argile).

En blanc, c'est la laine céramique qui fait office de joint avec la porte.

compteur-0681.jpg

Puisque on en parle : la voici, la porte. On apperçoit aussi les cornières en métal sur lesquelles est vissée la porte.

compteur-0693.jpg

Quand on arrive à la quincaillerie, ça se complique un peu, mais on survit. Je rappelle qu'on n'a pas de porte de cendrier : la cendre est évacuée par le sous-sol, ce qui permet de ne pas percer l'habillage (meilleure étanchéité). Un petit coup de baguette magique et hop c'est monté !

PHCH9877.jpg

Pour le sommet du poêle, au niveau de la cloche, on doit changer de matériaux et reprendre les réfractaires. Les BTC sont trop grosses, on aurait eu du mal à poser les linteaux qui ferment le haut du poêle et à installer le torchi. C'est quoi le torchi ? Vous allez voir, c'est le meilleur moment...

PHCH9882.jpg

Inside le poêle, une vue qu'on n'aura plus, on en profite !

PHCH9887.jpg

Ensuite, on pose les dalles qui ferment le haut du poêle :

PHCH9889.jpg

Par dessus on pose la laine de roche réfractaire (on pose la face alu sur l'extérieur) :

PHCH9893.jpg

Enfin, c'est l'étape tant attendue du torchi. Le torchi, c'est un mélange de terre argileuse et de paille (ou du foin, de la filasse de chanvre, de la fibre végétale, ça convient). Nous, d'argile, nous n'en avons point dans notre terre à vigne. Donc on a utilisé un reste d'enduit de la petite maison qui stagnait dans une bassine depuis des lustres, la paille stockée au poulailler et on a complété avec du sable et de l'argile du coulis.

compteur-0698.jpg

Au final on a fait un torchi bien éclaboussant... Son rôle est de fermer la cloche et d'en assurer l'étanchéité.

PHCH9905.jpg

ça fait de biens beaux splatch ! Après la séance, on est vraiment moucheté et on sait pourquoi on va se laver.

Y sont pas mimi ?

PHCH9908.jpg

Voici la bête bien torchée :

PHCH9912.jpg

(Oui, les enfants ont hurlé quand ils ont vu ça. Quoi ? On va pas avoir l'étable au salon, quand même?. No problemo. ça va s'arranger...)

Plus tard, on attaque le banc. C'est en fait un petit bout de conduit d'évacuation qui part à l'horizontal. Il permet de décoller le conduit du poêle (évitant ainsi un pont thermique) et de prolonger la surface d'échange de chaleur. Le notre mesure 1,50 m et il permettra d'offrir un petit coin douillet (pour une personne pas trop massive mais frileuse) ainsi que le stock à bois.  On le maçonne avec des briques ordinaires, montées sur champ pour qu'on ressente un peu de chaleur. L'enveloppe du banc, comme pour le poêle, est en BTC, et on ferme le tout par des briques platrières. L'ensemble est recouvert ensuite de torchi. Pour ce dernier, on a bien pu tester la différence entre un torchi frais (fait du jour même ou de la veille) et un torchi qui a bien macéré 10 jours voire plus. Celui qui macère est nettement mieux : collant à souhait !

 

PHCH9915.jpg

Ci-dessus : on a refait là aussi un soubassement isolant en béton cellulaire de 5 cm.

PHCH9939.jpg

Après avoir tout fermé avec les plâtrières : la grosse patouille recommence ! Mais cette fois, on s'en sort plus proprement...

PHCH9955.jpg

Et voilà ! La dernière couche de choucroute est posée et donc : Le poêle est fini ! Bientôt on attaque le conduit et les finitions enduits pour cacher tout ce beau boulot...

PHCH9957.jpg

Tout sur le poêle de masse:

Le sous bassement

- Le coeur

- du conduit au feu

Commentaires

1. Le vendredi 21 octobre 2016, 00:34 par rguillaume61

beau travail
c'est le poêle de 5kw ?
petite question : je suis dans la même configuration que vous càd que le poêle que j'envisage doit être adossé à un mur en ossature bois, y a t'il une distance réglementaire entre le poêle et les matériaux combustibles ?
Avez vous prévu d'isoler l'arrière du poêle pour ne pas chauffer le bois ?
Autre chose, le cendrier est à la cave mais je ne vois pas trop bien où ? est ce que les cendres seront poussées après extinction du feu dans le tuyau d'arrivé d'air frais ?
merci et bon courage pour la suite

-------------

réponse

Chez nous le poele n'est pas adossé au mur, il est en partie la cloison de la pièce qui se trouve derrière. Ce qui permettra de chauffer aussi ladite pièce. Pour la distance au feu, normalement 80 mm, mais à vérifier. Oui il s'agit du 3-5 Kw qui fait 77 cm de profondeur, sans four. Pour le cendrier oui c'est bien ça : le tuyau d'air se termine par le cendrier. Le tuyau comporte un T qui a un coté pour le cendrier, un coté pour le clapet d'air.

Bon courage à vous aussi !

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet