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Poele de masse : bilan

Un bien bel hiver qui nous permet de tester le poele de masse.

Petit retour arrière : le poele a été consruit au printemps 2016, suite à un stage que nous avons effectué auprès de l'association Oxalis en juin 2015. Après, armés de courage et des plans, plus quelques (lourdes) briques, nous nous lançons dans la construction de notre chauffage...

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On en parle ici :

- Le coeur

La 2e enveloppe

- du conduit au feu

Aujourd'hui, durant cet hiver 2018, nous pouvons faire un bilan.

Question finance, d'abord. Le PDM nous aura couté 3900 euros. Ceci inclut le stage chez Oxalis, la quincaillerie, les briques réfractaires coupées et livrées, les briques de terre compressées pour l'enveloppe (+livraison), le conduit en inox double peau. Bref, tout sauf la main d'oeuvre (la nôtre en l'occurence !). Pour le temps de la construction : voir liens vers les posts, ci-dessus.

Question utilisation : on dit qu'il faut le prendre en main, le poele de masse, c'est sans doute vrai, mais on n'a pas vraiment d'expérience avec un autre feu. Donc, difficile à comparer. Pour nous, cet hiver a consisté à brûler tout le bois restant des chantiers. Là, on attaque les restes de la construction de la petite maison, donc du bois plus que archi sec. Autant dire que le feu n'a aucun mal à prendre. Question tirage, ça fonctionne bien. En revanche, un ami nous avait fourni du bois de sa forêt, petite section comme on le lui avait demandé, manquait-il de sécheresse ? Quoi qu'il en soit, les feux étaient bien plus galère à lancer !

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Question confort : le banc est une merveille, et se coller au poele est devenu un réflexe quand on se sent frileux. La chaleur est vraiment ressentie largement, c'est à dire que contrairement à un poele en fonte classique (on se brule à proximité et on caille quand on s'éloigne) on ne ressent pas de "zone chaude". Donc on est dans une ambiance tempérée assez agréable. On quittait pourtant une maison équipée d'un plancher chauffant, la Rolls non ? On était donc exigeant sur ce point de confort. Avec le PDM, on ne chauffe pas beaucoup (19°) mais l'inertie des briques et des matériaux lourds capte le rayonnement infrarouge du PDM et nous permet d'avoir une bonne répartition de la chaleur dans la pièce. On craignait que la chaleur migre trop à l'étage, et ce n'est pas le cas, il est globalement plus frais que le RDC, ce qui nous va bien, sans avoir eu à fermer la cage d'escalier (comme on l'avait envisagé au début). La VMC double flux doit sans doute bien harmoniser tout ça. Dans mon bureau, comme j'ai un bout du poele dans la pièce, RAS, je n'ai pas froid.

Enfin, signalons que les apports solaires sont extra dans la maison qui est orientée sud. On arrive à ne pas chauffer la maison si le soleil est généreux (et si les températures ne passent pas sous les 5°). En dessous de ces températures ou si le soleil est feignant, il faut faire un feu, et si ça gèle la nuit, un feu le matin et le soir, d'environ 1h 30. On a investi dans un thermomètre infrarouge (un pistolet laser qu'on braque sur ce cher banquier  la paroi du poele ou toute surface) et cela nous permet de savoir comment se réparti la chaleur.

Dernière chose : quelle consommation de bois ? En milieu d'hiver, on s'est un peu étonné de la quantité de bois qu'on passait, malgré une température intérieure modeste (19° en moyenne). Nous envisagions de fermer le conduit pour garger un max de chaleur dans le poele. Et puis nous avons revu nos cours de thermique (merci papa) et avons aperçu toute l'énormité de notre bêtise. En effet, on ne refermait pas correctement l'arrivée d'air, qui est pris à la cave. Donc on chauffait les petits moineaux ! Ceci parce que nous avons mal posé le registre à cable qui permet d'actionner le clapet papillon qui ouvre et ferme l'arrivée d'air. Il faut le refaire et tout sera nickel. En attendant, on ouvre à la main le clapet, grâce à une petite balade à la cave, et on  lance notre feu. Quand le feu est terminé, on retourne se balader à la cave et on ferme le clapet pour bien garder la température dans le foyer. (ton père te dira que la chaleur, si tu n'as pas d'arrivée d'air/de courant d'air/ de ventilation(appelle ça comme tu veux) donc la chaleur ne bouge pas. C'est ainsi, même si ton conduit est ouvert aux 4 vents. CQFD, la thermique, c'est pas toujours inné, mais si on m'explique, je comprends. Donc à la question combien de stère on a brulé cet hiver, réponse...l'hiver prochain ! (à la louche je dirais autour de 5, mais à voir)

Ah si, une dernière dernière chose. Un petit défaut à la construction, de notre fait sans doute, dû à un manque de laine céramique lorsque on a posé la porte du poele. La laine céramique, résistante au feu, permet de faire joint de dilatation. du coup, le métal se dilate, la brique en terre crue de l'enveoppe se dilate, mais chacun à sa façon, of course. Du coup, une belle fente comme on le voit sur la photo ci-dessous. On voit aussi que le feu, ça tache, l'enduit en a pris un coup.

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