maison paille et ossature bois

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Des murs en briques

Après l'épisode du poêle de masse, nous avons encore pas mal de BTC à maçonner...

Les briques de terre compressées nous ont servi à bâtir le poêle et il nous en reste encore pour poursuivre la maçonnerie. Beaucoup sont abimées, le transport ne les a pas arrangées, ni leur stockage pendant trois mois. Quand on a fini par comprendre en novembre que les briques ne seraient pas maçonnées aussi vite que prévu, on les a protégées sous des tôles.

Donc, qu'allons-nous faire de ces belles grosses BTC ? De la masse, bien sûr ! que dis-je ? de l'inertie pour notre maison en bois!

Philippe est allé faire une expé à la cave pour étayer une solive et nous avons monté un mur, de part et d'autre de la baie vitrée du salon. Pour monter le mur régulièrement, enfin dans la mesure de notre modeste qualité de maçons du dimanche, nous avons utilisé des cales en bois de 1 cm. Les BTC sont montées au mortier chaux sable (à 20 % de chaux).

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La BTC c'est très lourd (8 kg), c'est fragile (terre crue), et donc ça ne se manipule pas avec grande aisance, je dirais même que garder le sourire n'est pas simple. Mais on a réussi à s'élever. Philippe a oeuvré à la meuleuse pour faire les découpes et moi au montage. Peut-être qu'à l'avenir on les enduira si les BTC vieillissent mal, mais en attendant on est bien content de l'effet rendu.

 

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Pendant les longs weekends du mois de mai, on avance aussi côté finition des sols. Les tomettes, récupérées il y a bientôt un an de manière héroïque du côté de Saint Christo en Jarez (dommage il n'y a pas eu de prise de vue de la remorque et du 4x4 au taquet, instant mémorable), les tomettes donc, attendaient qu'on se penche sur leur sort. Ce fut chose faite début mai : j'ai opéré une sorte de calepinage, car les formats sont variables et je me suis rendu compte qu'une pose traditionnelle sur chape allait s'imposer. Cependant, on doit être vigilant à ne pas surcharger le plancher du rez-de-chaussée : une chape de 4 cm plus 3 cm de tomettes, ça pèse trop. On envisage donc de réaliser une chape à la chaux, allégée par des billes d'argile expansée ou du chanvre (chènevotte). On en reparlera.

En attendant l'instant crucial de la pause du revêtement, j'ai évalué la quantité de tomettes : évacuation de celles qui ont mal passé l'hiver et sont recyclées en allées pour le potager, classement des carreaux en fonction de leur taille, panachage des couleurs, décapage et grattage de celles qui ont encore de la chaux (mais heureusement pour moi, le précédent propriétaire de ces belles pièces avait eu la grande intelligence de les maçonner sur un mortier chaux-sable, très facile à faire sauter. D'ailleurs, une tomette, qu'on se le dise, ça ne se pose pas à la colle à carrelage ni au ciment. Ça a besoin de respirer). C'est en les classant que je me suis rendu compte que je manipulais un produit totalement artisanal, fait main, irrégulier et non usiné. Donc beaucoup de souci pour la future pose en raison de cette irrégularité, mais beaucoup de charme en perspective !

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Après avoir manipulé plus de 1000 tomettes dans mon weekend, je sais pourquoi le soir j'ai un peu mal au dos. Mais je sais aussi qu'on dispose de 33 m2 de carreaux !

Autre action importante et très reposante pour les cervicales : le ponçage du plafond au rez-de-chaussée, qui avait été rabotté l'été passé (avec un superbement lourd mais efficace rabot, bravo Philippe). Je compte lui passer (je parle du plafond) une couche ou deux d'huile pour le protéger. Il faut donc bien préparer le support... Un passage à la ponceuse circulaire en 80, puis un passage à la main en 120. Ne pas oublier la protection pour les yeux (j'ai opté pour les lunettes de plongées) et un masque !

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To be continued !

 

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